Villes et villages fleuris

Un label au service de votre qualité de vie

Riche de plus de 50 ans d’histoire, le label des villes et villages fleuris mobilise près d’un tiers des communes françaises, plus de 4 000 d’entre elles sont labellisées. Évoluant avec les attentes des citoyens, le label s’engage aujourd’hui sur les enjeux tels que la qualité de l’accueil, le respect de l’environnement et la préservation du lien social.
Le jury a été reçu le 30 juin 2015, la remise des prix a eu lieu le 18 septembre. La Gripperie Saint Symphorien a reçu, avec les « encouragements » du jury, le 2ème prix (sur 6) ex aequo, dans la première catégorie (moins de 1000 habitants).

Un diaporama a été présenté sur les « changements climatiques et végétaux ».
Consulter le diaporama
Sur le site internet de l’Association des Maires de France, vous pourrez également consulter la liste des :

  • arbres, conifères arbrisseaux, arbustes, graminés et vivaces adaptés aux changements climatiques
  • variétés de palmiers résitant au froid et à la sécheresse
  • végétaux invasifs et interdits

Pourquoi La Gripperie Saint Symphorien souhaite obtenir ce label représentant la qualité de vie ?
Pour tous les membres du Conseil Municipal, le « bien-être » des habitants et des touristes, logeant dans les différents gîtes et chambres d’hôtes de notre village, est important (liste des gîtes et chambres d’hôtes à la mairie).

MERCI à Madame et Monsieur VIOLLET (Marais fleuri) pour leur don de 6 suspensions installées sur le cheval à l’entrée de la commune ainsi que pour tous leurs bons conseils.

Le marais et Charles-Esprit Le Terme

Du XIe au XVIIIe siècle, le marais fut exploité principalement pour produire du sel. Il était sillonné par un lacis de chenaux et de talus séparant les aires saunantes et les différentes exploitations. Toute la côte saintongeaise est décrite comme un seul et vaste port. Les marais salants sont la richesse de la Région.

Mal entretenus, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les marais sont devenus pestilentiels et insalubres. Terre riche autrefois, devenue terre maudite que l’on fuit, un triste marécage « rempli d’une eau morte qui n’est ni douce ni salée » qui ne produit plus que des roseaux, des insectes et des anguilles et les années de sécheresse « des exhalaisons d’une puanteur insupportable », le marais sert alors surtout au pâturage sur des terrains appelés marais gâts.

Entre Seudre et Charente, le marais fut assaini dans la seconde moitié du XVIIIe siècle sous l’impulsion de l’intendant de La Rochelle, Guéaux de Reversaux, porté par le courant physiocrate. Homme d’action et esprit généreux, il fit réaliser d’importants travaux, notamment le creusement du grand canal de Saint Agnant qui traverse le marais de Beaugeay et celui de Broue. Reverseaux est guillotiné en 1794 et le marais à nouveau laissé à l’abandon.

Marais_La_Gripperie

Ce n’est qu’au XIXe siècle, quand Charles-Esprit Le Terme fut nommé sous-préfet de Marennes, il trouva dans son arrondissement plus de 8000 hectares de marais qui avaient remplacé les salines ruinées depuis le commencement du XVIIe siècles et qui répandaient la fièvre autour d’eux. Les décès étaient deux fois plus nombreux que les naissances et les communes riveraines des marais ne pouvaient plus fournir les soldats demandés par la conscription.

Charles-Esprit Le Terme constitua en syndicat les 3000 propriétaires intéressés, sans le concours d’aucun ingénieur, il suffit à tout : projets, plan, devis, adjudications, et, au moyen de contributions qui n’atteignirent jamais le dixième des bénéfices réalisés annuellement, parvint à transformer ces milliers d’hectares en belles prairies. La mortalité baissa de 66%.

En 1826, LE TERME fit publier son « règlement général et notice sur les marais de l’arrondissement de Marennes » rédigé après deux années de recherche. Rendu ainsi à l’agriculture, le marais fut reconquis et voué à l’élevage. Malgré l’incompréhension, voire l’opposition des propriétaires, il crée des syndicats de marais chargés de classer cours d’eau et chemins. Chaque propriétaire paie un rôle et contribue à l’entretien de ses propres fossés, des chenaux et canaux communs.

C’est aussi dans les marnes bleues verdâtres ou terres de Bri que l’on a établi sur les deux rives de l’anse de la Seudre « les claires » où l’on fait verdir les huîtres si renommées de Marennes. Ces claires diffèrent des parcs ou viviers, dans lesquels on prépare les huîtres blanches pour la vente.

C’est aujourd’hui l’UNIMA, syndicat mixte Etat-propriétaire qui en a la charge.

Charles-Esprit Le Terme meurt du choléra le 20 Septembre 1849.

Réserve Naturelle de la Massonne

Un site naturel d’exception

Le Conseil municipal présent, le matin lors de la sortie «Natura 2000», a continué par une visite guidée de la réserve Naturelle Régionale de La Massonne. Sandra Laborde et Thomas Dupeyron de Nature Environnement 17 ont été de précieux guides.

Ancienne réserve naturelle volontaire, le site de La Massonne possède le statut de réserve naturelle régionale depuis 2012. Ce classement volontaire a été demandé par l’ensemble des propriétaires, forts de leur volonté de préserver des richesses naturelles sur leur propriété : Monsieur et Madame BENIER, Madame RIVIERE et Madame DANDELOT. La réserve se localise sur les 2 communes de La Gripperie-Saint-Symphorien et de Saint-Sornin. Ces 100 hectares de propriétés privées sont ainsi soumis à une réglementation d’espace naturel protégé visant à préserver un patrimoine naturel exceptionnel, souvent rare et menacé. C’est pourquoi, la fréquentation du site est interdite en dehors des sorties nature et des événements organisés par les gestionnaires, Nature Environnement 17 et la Ligue pour la Protection des Oiseaux ; de même il est strictement interdit tout prélèvement et cueillette (fleurs, champignons, animaux). Toutes les actions menées sur le site répondent à des objectifs de préservation des milieux et des espèces naturelles, cadrées dans le Plan de Gestion et sous la responsabilité de Nature Environnement 17 (gestionnaire principal).

L’intérêt de la Réserve Naturelle Régionale (RNR) de La Massonne réside principalement dans sa mosaïque d’habitats naturels et sa flore très diversifiée, entre marais, boisements et landes.
Malgré une superficie modeste, la diversité biologique de la réserve y est remarquable et associe des milieux aussi variés que du marais sur alluvions fluviomarines, divers types de boisements, des landes, des prairies humides ou mésophiles et plusieurs habitats d’origine anthropique (ancienne sablière reconvertie en étang, anciens marais salants…). On dénombre à ce jour sur la réserve près de 600 espèces végétales, ce qui en fait l’une des plus riches de l’ouest de la France dans sa catégorie de taille, et la plus diversifiée de la région Poitou-Charentes, réserves nationales et régionales confondues (J. Terrisse, 2008). Parmi ces nombreuses espèces, vingt-huit d’entre elles sont considérées comme rares à divers titres et bénéficient d’un statut légal de protection. On peut ajouter à cela les plantes d’un intérêt particulier qui, de par leur rareté dans la région, renforce l’intérêt botanique du site.

Réserve_Naturelle_Régionale_Massonne

La gestion de la réserve, en concertation avec les propriétaires, consiste à mettre en oeuvre des travaux d’entretien et de restauration des milieux naturels afin d’en assurer le bon état de conservation et ainsi de préserver une biodiversité très remarquable. La faune et la flore abritées sur le site font l’objet d’inventaires et de suivis spécifiques permettant d’évaluer les richesses naturelles et d’évolution de la biodiversité de la réserve. Enfin, l’accueil du public est organisé à l’occasion de plusieurs événements permettant de partager notre lien avec ce patrimoine et d’en présenter sa biodiversité et son histoire.

Les landes de la RNR de La Massonne font partie du site Natura 2000 des Landes de Cadeuil et c’est dans ce cadre là que nous avons mis en place un programme expérimental de restauration.

Depuis 2009, Jean-Michel et Roselyne BENIER ont permis de réaliser une phase de travaux sur 3 hectares de landes, en s’engageant pour un Contrat Natura 2000 d’une durée de 4 ans. En 2009, nous avons débuté des chantiers de restauration manuelle des zones de lande à l’abandon. Jusqu’en 2013, les travaux mis en oeuvre sur les zones de rajeunissement de la lande ont été menés à bien, entre octobre et décembre. L’objectif majeur de ces travaux était de rajeunir les milieux de lande et de retrouver le cortège floristique des différents habitats présents sur la réserve.

Une étude du paysage mené en 2008 a montré que les Landes de Cadeuil ont déjà perdu 75 % de leur surface en moins de 50 ans, il ne reste aujourd’hui que de « minuscules » zones relictuelles qu’il est primordial de conserver. Un entretien régulier des landes permettra d’éviter la colonisation par les arbustes préfigurant le boisement qui conduirait à terme à la disparition des habitats de lande sur le site. Les différents stades de végétation de la lande sont tous intéressants car ils favorisent la présence d’espèces d’intérêt patrimonial différentes. L’entretien de ces milieux restaurés sera mené en procédant à des rajeunissements périodiques (par tranche de 10 à 15 ans). Les chantiers de restauration seront poursuivis pour le rajeunissement des secteurs à fortes
potentialités.

Contact pour tout renseignement sur la RNR (sorties, transhumance etc) : Sandra LABORDE 05 46 41 39 04.
Lien : www.nature-environnement17.org/nos-actions/conserver/la-massonne

NATURA 2000

Samedi 18 octobre 2014, Laurence CAUD, animatrice du site NATURA 2000 des LANDES DE CADEUIL, en accord avec la commune, a organisé une sortie dans le bois du Grondin. Mathieu BERGERON, Animateur forestier (CETEF) a participé à cette animation. Les propriétaires de ce site étaient conviés, ils ont pu poser des questions sur « Natura 2000 ».

Après une petite collation offerte par Léa Nature, Laurence Caud, l’animatrice du site, a présenté le réseau des sites Natura 2000, le contexte en Charente-Maritime et les enjeux écologiques des
Landes de Cadeuil, en précisant que la chasse, la pêche, la promenade, les activités agricoles, sylvicoles et industrielles existent au sein du site Natura 2000 et qu’elles ne sont pas interdites. Mathieu Bergeron, technicien forestier, a alors commencé la visite par un cheminement dans la forêt qui nous a conduit à reconnaître les différentes espèces présentes : chênes, aubépines, prunelliers, cornouiller sanguin, fragon piquant (ou petit houx), houx, cormier (dont l’écorce ressemble à celle du chêne mais les feuilles sont composées de folioles), etc. Ces espèces procurent le gîte et le couvert de nombreuses autres espèces : les mousses, les champignons, les lichens, les fougères, les insectes qui se nourrissent de bois mort, les oiseaux nichant dans les arbres ou utilisant les trous (comme les rapaces nocturnes par exemple), les mammifères tels que les chauves-souris qui utilisent aussi les fissures des arbres comme gîte ou reposoir.

Balade_découverte_Natura_2000

Des conseils sur la gestion environnementale des boisements ont été transmis :

  • conserver une diversité d’espèces,
  • garder plusieurs grands sujets dans la parcelle afin de permettre la régénération naturelle (éviter les coupes à blanc),
  • conserver les vieux arbres, les arbres morts sur pied ou bien au sol,
  • intervenir entre août et mars pour laisser une période de quiétude durant la reproduction de la faune et de la flore,
  • conserver les éléments atypiques de la forêt comme les mares, les zones humides, les friches, les landes,
  • faire des clairières ou des trouées pour permettre à la végétation herbacée de se développer,
  • garder le lierre sur les arbres car il n’étouffe pas l’arbre et peut accueillir de très nombreuses espèces d’insectes, de micro-mammifères, d’oiseaux…

La gestion sylvicole peut tout à fait être conduite pour produire du bois tout en prenant en compte ces préconisations environnementales. La Charte Natura 2000 est un moyen de valoriser cette prise
en compte de l’environnement dans la gestion des parcelles boisées.
Nous sommes ensuite arrivés sur un milieu complètement différent : la lande. Laurence Caud a alors expliqué que la lande est un habitat naturel spécifique lié à une activité humaine de pâturage, de récolte de la «brande» (faire des balais, des palissades, de la teinture…). Lorsque l’activité s’arrête, on dit que le milieu est en déprise et il s’embroussaille : le boisement va, à terme, s’installer. Or c’est la diversité des milieux qui fait la richesse d’un territoire. Certaines espèces sont très «spécialisées» et elles ont besoin d’un milieu très particulier mais le plus souvent les espèces ont besoin de milieux de vie diversifiés : lieu de reproduction, d’alimentation, de gîte…
Particularité des landes, elles sont très fleuries : bruyères (4 espèces à Cadeuil), callune, genêt à balai, ajoncs… Elles accueillent des insectes mellifères, des reptiles (lézards, serpents), des
oiseaux (comme la fauvette pitchou, le busard, le circaète, l’engoulevent), les chauves-souris qui utilisent ce milieu plus ouvert comme un territoire de chasse (elles consomment de grandes quantités d’insectes).
Afin d’éviter qu’elle ne vieillisse, la lande doit être entretenue. Pour cela, des Contrats Natura 2000 permettent de financer jusqu’à 100% les travaux de restauration et d’entretien. Le principe : couper la végétation en exportant les produits de coupe afin de ne pas enrichir le sol. L’entretien se fait tous les 8 à 15 ans selon la dynamique de la végétation.

Des conseils sur la gestion environnementale de la lande ont été transmis :

  • intervenir entre octobre et mars,
  • éviter l’embroussaillement, le développement, des arbres et ne pas en planter,
  • limiter la fréquentation dans la végétation (présence potentielle d’engoulevent, oiseau nichant au sol).

Natura_2000_Landes_de_Cadeuil

Enfin, la visite s’est achevée sur la découverte de la mare restaurée par la commune de la Gripperie St-Symphorien. Deux ans après sa restauration, la mare a «repris vie» avec de nombreuses plantes aquatiques (espèces témoin d’une très bonne qualité de l’eau), libellules (ponte, vie aquatique, émergence), autres insectes, lieu de chasse pour les chauves-souris, etc. L’animatrice a rappelé que la mare est un milieu de vie pour une espèce bien particulière, la seule espèce de tortue d’eau douce d’Europe : la Cistude d’Europe. Sa présence est ancienne sur le site de
Cadeuil, elle utilise des milieux diversifiés disposés en réseau : eau stagnante avec bois flottant pour son milieu de vie, sable pour la ponte, corridors de déplacement constitués par les réseaux de cours d’eau, de canaux et de fossés (Cadeuil est situé dans le fond du marais de Brouage où la Cistude est également très présente), et effectue son hibernation dans la vase. Lors de la restauration, nous avons découvert un individu de cistude. Une zone de quiétude a donc été mise en place pour éviter de le déranger durant les travaux. Puis, des pontes de reptiles prédatées ont été recensées deux années de suite, sans qu’il ne soit possible d’affirmer avec certitude qu’il s’agisse de cette espèce.
Un contrat Natura 2000 a permis de financer une partie des travaux de restauration de la mare. La commune de la Gripperie St Symphorien a procédé à l’abattage des arbres et au débroussaillage puis
au curage de la mare. L’entretien a lieu selon les conseils de l’animatrice. Une mare forestière ne doit pas être très entretenue, elle est parfois même invisible tellement la végétation est dense.

Des conseils sur la gestion environnementale d’une mare ont été transmis :

  • intervention de septembre à mars pour conserver une période de quiétude pour la faune et la flore et en dehors des périodes de gel (hibernation de la cistude)
  • conserver la mare, ne pas la combler
  • intervenir le moins possible sur la végétation
  • conserver du bois flottant pour les cistudes

Merci à tous les participants d’avoir permis que cette visite soit une réussite.

Pour en savoir plus sur le site Natura 2000 «Landes de Cadeuil», venez visiter le site web dédié : http://landesdecadeuil.n2000.fr, ou contactez l’animatrice : laurence.caud@lpo.fr.
Centre d’Etudes Techniques et d’Expérimentations
Forestières de la Charente
20 rue Léonard Jarraud – 16000 ANGOULEME
Tél. : 05 45 68 79 97
mathieu.bergeron@foretpriveefrancaise.com