Réunion publique Natura 2000

Réunion publique Natura 2000

Mme Gallien propose d’organiser des réunions pour la population afin d’informer et relever les remarques. L’assemblée fixe le RDV au vendredi 12 février 2016 à 18h30 à la salle des fêtes de la commune.

Réunion Natura 2000 12-02-16

Lors de la réunion ont été abordés divers sujets concernant la biodiversité.

Retrouvez ces informations sur le diaporama suivant:

http://www.lagripperiesaintsymphorien.fr/wp-content/uploads/2016/02/Reunion-publique_La-Gripperie_09022016_VF.pdf

Consultez le site internet dédié:

http://marais-seudre-brouage-oleron.n2000.fr/

Merci à Gaëlle Kania et Mickaël Vallet pour avoir répondu aux questions du public présent à la suite de la diffusion du diaporama.

Villes et villages fleuris

Un label au service de votre qualité de vie

Riche de plus de 50 ans d’histoire, le label des villes et villages fleuris mobilise près d’un tiers des communes françaises, plus de 4 000 d’entre elles sont labellisées. Évoluant avec les attentes des citoyens, le label s’engage aujourd’hui sur les enjeux tels que la qualité de l’accueil, le respect de l’environnement et la préservation du lien social.
Le jury a été reçu le 30 juin 2015, la remise des prix a eu lieu le 18 septembre. La Gripperie Saint Symphorien a reçu, avec les « encouragements » du jury, le 2ème prix (sur 6) ex aequo, dans la première catégorie (moins de 1000 habitants).

Un diaporama a été présenté sur les « changements climatiques et végétaux ».
Consulter le diaporama
Sur le site internet de l’Association des Maires de France, vous pourrez également consulter la liste des :

  • arbres, conifères arbrisseaux, arbustes, graminés et vivaces adaptés aux changements climatiques
  • variétés de palmiers résitant au froid et à la sécheresse
  • végétaux invasifs et interdits

Pourquoi La Gripperie Saint Symphorien souhaite obtenir ce label représentant la qualité de vie ?
Pour tous les membres du Conseil Municipal, le « bien-être » des habitants et des touristes, logeant dans les différents gîtes et chambres d’hôtes de notre village, est important (liste des gîtes et chambres d’hôtes à la mairie).

MERCI à Madame et Monsieur VIOLLET (Marais fleuri) pour leur don de 6 suspensions installées sur le cheval à l’entrée de la commune ainsi que pour tous leurs bons conseils.

Le marais et Charles-Esprit Le Terme

Du XIe au XVIIIe siècle, le marais fut exploité principalement pour produire du sel. Il était sillonné par un lacis de chenaux et de talus séparant les aires saunantes et les différentes exploitations. Toute la côte saintongeaise est décrite comme un seul et vaste port. Les marais salants sont la richesse de la Région.

Mal entretenus, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les marais sont devenus pestilentiels et insalubres. Terre riche autrefois, devenue terre maudite que l’on fuit, un triste marécage « rempli d’une eau morte qui n’est ni douce ni salée » qui ne produit plus que des roseaux, des insectes et des anguilles et les années de sécheresse « des exhalaisons d’une puanteur insupportable », le marais sert alors surtout au pâturage sur des terrains appelés marais gâts.

Entre Seudre et Charente, le marais fut assaini dans la seconde moitié du XVIIIe siècle sous l’impulsion de l’intendant de La Rochelle, Guéaux de Reversaux, porté par le courant physiocrate. Homme d’action et esprit généreux, il fit réaliser d’importants travaux, notamment le creusement du grand canal de Saint Agnant qui traverse le marais de Beaugeay et celui de Broue. Reverseaux est guillotiné en 1794 et le marais à nouveau laissé à l’abandon.

Marais_La_Gripperie

Ce n’est qu’au XIXe siècle, quand Charles-Esprit Le Terme fut nommé sous-préfet de Marennes, il trouva dans son arrondissement plus de 8000 hectares de marais qui avaient remplacé les salines ruinées depuis le commencement du XVIIe siècles et qui répandaient la fièvre autour d’eux. Les décès étaient deux fois plus nombreux que les naissances et les communes riveraines des marais ne pouvaient plus fournir les soldats demandés par la conscription.

Charles-Esprit Le Terme constitua en syndicat les 3000 propriétaires intéressés, sans le concours d’aucun ingénieur, il suffit à tout : projets, plan, devis, adjudications, et, au moyen de contributions qui n’atteignirent jamais le dixième des bénéfices réalisés annuellement, parvint à transformer ces milliers d’hectares en belles prairies. La mortalité baissa de 66%.

En 1826, LE TERME fit publier son « règlement général et notice sur les marais de l’arrondissement de Marennes » rédigé après deux années de recherche. Rendu ainsi à l’agriculture, le marais fut reconquis et voué à l’élevage. Malgré l’incompréhension, voire l’opposition des propriétaires, il crée des syndicats de marais chargés de classer cours d’eau et chemins. Chaque propriétaire paie un rôle et contribue à l’entretien de ses propres fossés, des chenaux et canaux communs.

C’est aussi dans les marnes bleues verdâtres ou terres de Bri que l’on a établi sur les deux rives de l’anse de la Seudre « les claires » où l’on fait verdir les huîtres si renommées de Marennes. Ces claires diffèrent des parcs ou viviers, dans lesquels on prépare les huîtres blanches pour la vente.

C’est aujourd’hui l’UNIMA, syndicat mixte Etat-propriétaire qui en a la charge.

Charles-Esprit Le Terme meurt du choléra le 20 Septembre 1849.

Réserve Naturelle de la Massonne

Un site naturel d’exception

Le Conseil municipal présent, le matin lors de la sortie «Natura 2000», a continué par une visite guidée de la réserve Naturelle Régionale de La Massonne. Sandra Laborde et Thomas Dupeyron de Nature Environnement 17 ont été de précieux guides.

Ancienne réserve naturelle volontaire, le site de La Massonne possède le statut de réserve naturelle régionale depuis 2012. Ce classement volontaire a été demandé par l’ensemble des propriétaires, forts de leur volonté de préserver des richesses naturelles sur leur propriété : Monsieur et Madame BENIER, Madame RIVIERE et Madame DANDELOT. La réserve se localise sur les 2 communes de La Gripperie-Saint-Symphorien et de Saint-Sornin. Ces 100 hectares de propriétés privées sont ainsi soumis à une réglementation d’espace naturel protégé visant à préserver un patrimoine naturel exceptionnel, souvent rare et menacé. C’est pourquoi, la fréquentation du site est interdite en dehors des sorties nature et des événements organisés par les gestionnaires, Nature Environnement 17 et la Ligue pour la Protection des Oiseaux ; de même il est strictement interdit tout prélèvement et cueillette (fleurs, champignons, animaux). Toutes les actions menées sur le site répondent à des objectifs de préservation des milieux et des espèces naturelles, cadrées dans le Plan de Gestion et sous la responsabilité de Nature Environnement 17 (gestionnaire principal).

L’intérêt de la Réserve Naturelle Régionale (RNR) de La Massonne réside principalement dans sa mosaïque d’habitats naturels et sa flore très diversifiée, entre marais, boisements et landes.
Malgré une superficie modeste, la diversité biologique de la réserve y est remarquable et associe des milieux aussi variés que du marais sur alluvions fluviomarines, divers types de boisements, des landes, des prairies humides ou mésophiles et plusieurs habitats d’origine anthropique (ancienne sablière reconvertie en étang, anciens marais salants…). On dénombre à ce jour sur la réserve près de 600 espèces végétales, ce qui en fait l’une des plus riches de l’ouest de la France dans sa catégorie de taille, et la plus diversifiée de la région Poitou-Charentes, réserves nationales et régionales confondues (J. Terrisse, 2008). Parmi ces nombreuses espèces, vingt-huit d’entre elles sont considérées comme rares à divers titres et bénéficient d’un statut légal de protection. On peut ajouter à cela les plantes d’un intérêt particulier qui, de par leur rareté dans la région, renforce l’intérêt botanique du site.

Réserve_Naturelle_Régionale_Massonne

La gestion de la réserve, en concertation avec les propriétaires, consiste à mettre en oeuvre des travaux d’entretien et de restauration des milieux naturels afin d’en assurer le bon état de conservation et ainsi de préserver une biodiversité très remarquable. La faune et la flore abritées sur le site font l’objet d’inventaires et de suivis spécifiques permettant d’évaluer les richesses naturelles et d’évolution de la biodiversité de la réserve. Enfin, l’accueil du public est organisé à l’occasion de plusieurs événements permettant de partager notre lien avec ce patrimoine et d’en présenter sa biodiversité et son histoire.

Les landes de la RNR de La Massonne font partie du site Natura 2000 des Landes de Cadeuil et c’est dans ce cadre là que nous avons mis en place un programme expérimental de restauration.

Depuis 2009, Jean-Michel et Roselyne BENIER ont permis de réaliser une phase de travaux sur 3 hectares de landes, en s’engageant pour un Contrat Natura 2000 d’une durée de 4 ans. En 2009, nous avons débuté des chantiers de restauration manuelle des zones de lande à l’abandon. Jusqu’en 2013, les travaux mis en oeuvre sur les zones de rajeunissement de la lande ont été menés à bien, entre octobre et décembre. L’objectif majeur de ces travaux était de rajeunir les milieux de lande et de retrouver le cortège floristique des différents habitats présents sur la réserve.

Une étude du paysage mené en 2008 a montré que les Landes de Cadeuil ont déjà perdu 75 % de leur surface en moins de 50 ans, il ne reste aujourd’hui que de « minuscules » zones relictuelles qu’il est primordial de conserver. Un entretien régulier des landes permettra d’éviter la colonisation par les arbustes préfigurant le boisement qui conduirait à terme à la disparition des habitats de lande sur le site. Les différents stades de végétation de la lande sont tous intéressants car ils favorisent la présence d’espèces d’intérêt patrimonial différentes. L’entretien de ces milieux restaurés sera mené en procédant à des rajeunissements périodiques (par tranche de 10 à 15 ans). Les chantiers de restauration seront poursuivis pour le rajeunissement des secteurs à fortes
potentialités.

Contact pour tout renseignement sur la RNR (sorties, transhumance etc) : Sandra LABORDE 05 46 41 39 04.
Lien : www.nature-environnement17.org/nos-actions/conserver/la-massonne